Trois idées d'étudiants pour booster un centre-ville

Commerce
Mercredi 29 juin 2016

Ciel de parapluie à Agueda au Portugal : une façon originale d'animer un centre-ville.




Cinq étudiants en master 2 à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de Lille ont mené, dans le cadre de leur mémoire de fin d’étude, une réflexion sur le commerce dans les villes moyennes. En partenariat avec l’agence d’urbanisme de Dunkerque, ils ont travaillé sur un cas concret : le centre-ville de Dunkerque. Urbislemag vous fait découvrir trois de leurs propositions visant à renforcer l’attractivité commerciale d’une ville moyenne.

Et si demain… les commerçants appliquaient le co-business ?

L’idée est directement inspirée du co-working, ce concept permettant à différentes entreprises de se partager un même espace de travail.

Le co-business est susceptible d’intéresser les aspirants commerçants qui ne peuvent assumer seul la charge d’un loyer. Deux ou trois commerçants, aux activités complémentaires, peuvent ainsi louer ensemble un pas de porte. Hormis l’aspect financier, un autre avantage réside dans la flexibilité et l’élargissement des horaires d’ouverture grâce à l’entente des commerçants.

Cette solution du co-business s’est fait une place aux Etats-Unis et commence à émerger en France.

Et si demain… des pépinières d’art voyaient le jour ?


Rassembler dans un même espace ou une même rue des ateliers-boutiques  où les créateurs-artisans conçoivent et vendent leurs produits, c’est le principe de la pépinière d’art.

Différentes villes expérimentent actuellement le concept sous différentes formes. Caen a ouvert son atelier des créateurs  qui rassemble six boutiques (dont l’une éphémère), une galerie centrale de 100 m² pour des expositions et un étage de 100 m² pour l’association Quai des créateurs, chargée d’animer le lieu.

Toulon a opté pour une rue commerçante dédiée à l’art et à l’art de vivre. Des baux commerciaux sont proposés à des prix attractifs aux commerçants les premières années.

Sur les 2 190 m² de locaux reconfigurés par la SEM Var aménagement développement, un tiers sera consacré aux galeries d’art, un tiers aux activités connexes (le conservatoire national de danse par exemple), un tiers aux restaurants et boutiques dédiées à l’art de vivre.

Principal but de cette opération : rendre le centre-ville de Toulon attractif pour les touristes.

Et si demain… les musées investissaient le centre-ville ?

Utiliser les équipements culturels d’une ville pour renforcer son attractivité commerciale, certains y ont déjà pensé.

Ainsi, dans le cadre de l’exposition « Joie de vivre » au Palais des beaux-Arts de Lille, le groupement économique de Lille-centre a monté l’opération « Gardez le sourire ». Des copies d’œuvres ont été exposées dans les vitrines des commerçants participants, charge aux clients de les trouver pour remporter des bons d’achat.


A Epinal, un chemin des images – composé de quinze œuvres spécialement créées par des artistes – relie le musée de l’image au musée départemental d’art ancien et contemporain en passant à proximité immédiate du centre-ville. L’opération est renouvelée chaque année de juin à octobre depuis 9 ans.

Alexandra Dairon, Olivier De Sainte Marie, Matthieu Dufour, Raphaël Juin et Pauline Moreau, les cinq étudiants dont le mémoire sur le commerce dans les villes moyennes a servi de base à cet article.

L'auteur

Journaliste spécialisée dans les questions urbaines, Vanessa Delevoye est la rédactrice-en-chef d'Urbis le mag.



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