Où obtient-on le plus vite un logement social ?

Le chiffre
Lundi 07 novembre 2016

En France, les demandes de logements sociaux sont en moyenne 3,3 fois plus nombreuses que les attributions. Les chances d'obtenir un tel logement ne sont cependant pas les mêmes que l'on réside à Nice (8,8 demandes pour une attribution) ou à Montbéliard (1,26 demandes pour une attribution). Pourquoi ?

La taille des agglomérations constitue une première réponse. La pression sur le parc locatif social reste inférieure dans les petites et moyennes agglomérations à celle constatée dans les grandes agglomérations (plus de 400 000 habitants) et les métropoles (plus d'un million d'habitants).

Deuxième élément de réponse : la part de logements sociaux. Si l'obtention d'un logement social semble plus compliqué dans le Sud de la France que dans le Nord ou l'Est, c'est avant tout parce que les logements sociaux sont, en proportion, moins nombreux. Les agglomérations de Nice, Toulon, Marseille et Montpellier possèdent ainsi un parc social très faible au regard de leur taille.

Certaines agglomérations bretonnes échappent cependant à la règle : la part de logements sociaux et la demande sont faibles. A l'inverse, les agglomérations de Strasbourg, Lille et Caen affichent un parc social développé et une pression de la demande importante.

 

 

Observ'agglo décrypte les dynamiques des grandes agglomérations


Observ'agglo est le fruit du travail d’un groupe d’experts issus des agences d’urbanisme et des agglomérations qui s’est réuni pour produire une cinquantaine d’indicateurs originaux sur les dynamiques en oeuvre dans les métropoles et les communautés françaises de plus de 200 000 habitants.

Cette publication apporte une lecture nouvelle de la géographie urbaine française et des mutations territoriales. Elle est disponible gratuitement et en ligne sur le site de la Fédération nationale des agences d'urbanisme (FNAU).



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